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Tome second.
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en plain air (i). Cette réunion immense d’é-trangers enrichissait la ville et en accroissaitla splendeur ( 2 ). D’ailleurs, à une époqueoù le premier magistrat , celui qui exerçaitle pouvoir exécutif dans une république,devait presque toujours être un homme -de Iciet un étranger, la ville qui possédait les écolesles plus illustres de jurisprudence était appeléeà exercer une influence marquée sur les villesvoisines (3). Pour rendre les universités floris-santes , on sentit de bonne heure qu’il fallait lessoustraire aux changemens politiques, si fréquensà cette époque, les rendre indépendantes, et leurdonner les moyens de résister à l’action de la ty-rannie et aux secousses de la démocratie. On leuraccorda donc des privilèges, et des immunités detout genre; elles furent régies par des lois parti-

( 1 ) Tirahoschi, storia délia lett. ital., tom. IV, p. * 46 .

( 2 ) « Illud enim certum et exploratum est, non tam rectamjuventutis institutionem priinis illis temporibus quæri con-suevisse , quain urbis frequentiam, undecumquc tandem es-set, et quæ freqnentiam , comitabuntur, Reipublicæ opes. »(Facciolali, syntagmata, p. 25 et 36).

f 3) Voyez à ce sujet la lettre d’Honorius III à l’universitéde Bologne , publiée par Sarti, et reproduite en partie parTirabôschi ( Storia délia lett. ital., tom. IV, p- 5o).