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Tome second.
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souvent les émolùmens très haut, et qui faisaitque là plus forte dépense des républiques ita-liennes où il y avait une université, était cellequi avait pour objet l’instruction publique, (i).Au reste, les engagemens des professeurs n’étaientordinairement que temporaires : ici on les enga-geait pour six mois, là pour un an, ailleurspour plusieurs années, comme on le fait main-tenant pour les chanteurs et les comédiens.Cette institution, qui s’est conservée jusqu’auxtemps les plus récens en Italie (2), avait l’incon-vénient de ne pas assurer le sort des professeurs,mais d’autre part elle les forçait à faire tous leursefforts pour ne pas être surpassés par leurs con-currens, et puis elle permettait aux différentesuniversités de jouir successivement des hommesles plus célèbres. Dans ces rivalités littéraires la

(1) Suivant Guglielmini (JUotjio di Leonardo Pisano , p.90)la ville de Bologne a dépensé jusqu’à vingt mille ducats paran pour Son université : c’était la moitié des revenus pu-blics.

(2) Facciolati, syntagmaia , p. 27 et soq. — A la fin duseizième siècle, Galilée n’était engagé que pour un tempsfort court à l’université de Padoue ; à chaque nouvelle dé-couverte qu’il faisait, on prolongeait le terme de l’engage-ment.