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Tome second.
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jalousie des villes voisines trouvait de quois’exercer; souvent on faisait prêter serment auprofesseur de ne jamais enseigner dans une autreville, ni expliquer dans une autre université cequ’il avait enseigné ou expliqué dans la ville oùil se trouvait (r). Ces découvertes si importantesdont on voulait s’assurer la propriété exclusive,par ce moyen, n’étaient, le plus ordinairement,que des commentaires sur Job ou sur une partiedu digeste. Mais malgré ces sermens, les pro-fesseurs, attirés par l’appât d’un traitement plusconsidérable, changeaient souvent d’univer-sité. (a)

Les grades universitaires et les titres honori*fiques, ne sont pas fort anciens. Les médecinscommencèrent par s’appeler maîtres , et l’on cite

(1) On promettait aussi quelquefois de ne jamais quitterl’université où l’on enseignait ( Muratori , antiquil. ital.tom. III, col. 901, Dissert. 44 )-

(2) Muratori, ibid. col. go 5 , — Facciolati , fasti gymnasiiPatavini, Patav. 1757, 2 vol., in- 4 °, pars. I, p. ix.—Cependant quelques professeurs s’attachaient à leur chaire,et y restaient malgré les plus riches promesses, comme le fitDino de Mugello qui refusa cent onces d’or de traitement an-nuel que le roi de Naples lui offrait pour l’engager à quitterBologn e(Tirahoschi, storia delta lett • ital., tom. IV, p. 260).