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Jacques de Bertinoro comme le premier médecinqui ait pris ce titre à Bologne , vers la fin dudouzième siècle ( 1 ). Le grade de docteur ne futconféré que plus tard ( 2 ). En i3o3, François daBarberino, qui a écrit les Documentid’amore, futle premier docteur reçu à Florence avec permis-sion expresse du pape(3). Au reste, il ne paraît pasqu’il y eût des règles fixes pour ces doctorats. Laseule formalité nécessaire était l’autorisation dupape ou de l’empereur (4). Ce droit était, commeon l’a vu, conféré à des villes ou à des particu-liers , et souvent on accordait les grades ad ho-norera, comme on le fait quelquefois encore en
(1) Tiraboschi , storia délia lett. ital., tom. IV, p. 202.
(2) On trouve souvent, il est vrai, dans des écrivains plusanciens les titres de magistri et de doclores ; mais ils n’étaientpas la conséquence d’un examen. Ce n’étaient que des titresd’honneur accordés aux professeurs. On était appelé cloctorà docendo. Les docteurs en droit sont plus anciens que lesdocteurs en médecine ( Facciolati syntagmala , p. 70-71. —Btilæus , historia univers. Paris. , tom. II, p. 681. — Tira-boschi , storia délia lett. ital., tom. IV, p. 202).
( 3 ) Voyez la vie de François da Barberino, qui se trouveen tête de ses Documenti d'amore, imprimés à Rome en 1640,in- 4 .
( 4 ) Nous avons déjà cité deux lettres de Frédéric II , qusont des espèces de brevets de capacité accordés à un médecinet à un avocat ( Pétri de Vineis epistolœ, p. 736 et 738 , lib. VIcap. 2i et 24).
U.
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