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niaient tout ce qu’il était possible de savoir surles sciences naturelles (i), les alchimistes seuls,guidés, il est vrai, par de folles imaginations,faisaient sans cesse des expériences, et tour-mentaient la nature pour arriver à la transmu-tation des métaux et à la panacée universelle ;ils ne trouvèrent pas ce qu’ils cherchaient,mais ils découvrirent une foule de faits cu-rieux , et leurs connaissances pratiques lesconduisirent souvent à des résultats impor-tans. Les hommes les plus éminens voulu-rent s’initier à cette prétendue science *, Ray-mond Lulle, Albert-le-Grand , Roger Bacon ettous les esprits les plus remarquables de l’Eu-rope s’y appliquèrent avec ardeur. En Italie il yeut moins d’alchimistes que partout ailleurs (2),
Andreini (Parigi, 162s, in-8), sont des comédies écrites endivers patois italiens, ^u'on jouait à Paris au commencementdu dix-septième siècle; et l’on pourrait en citer un grandnombre d’autres du même genre.
(1) Nous avons déjà vu que dans quelques universités ondéfendait d’expliquer d’autres livres de physique que ceuxd’Aristote .
(2) Parmi les anciens alchimistes on cite ordinairementsaint Thomas; mais il n’est rien moins que prouvé que lesouvrages alchimiques qu’on lui a attribués soient de lui.