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et l’on voudrait pouvoir déduire de là une nou-velle preuve de cette sagacité et de ce sentimentdu vrai que les Italiens ont portés de si bonneheure dans l’étude de la nature; mais malheu-reusement leur engoûment pour l’astrologie ju-diciaire (engoûment au reste qu’ils partagèrentavec bien d’autres nations) prouve qu’il nefaut pas trop se hâter de leur décerner cettelouange. Toutefois, il est bon de constater cefait, et de reconnaître la prééminence de ceshommes qui n’ont pas cédé à des erreursqu’Albert-le-Grand et Bacon avaient encensées.Cette remarque se trouve confirmée par lagrande rareté des manuscrits d’alchimie, écritsen Italie avant le seizième siècle : ce n’est pasaux poursuites de l’Eglise contre les ouvrages surles sciences occultes, que cette rareté doit êtreattribuée; car les traités d’astrologie sont fortcommuns dans les bibliothèques italiennes, quoi-que les ouvrages de ce genre ne fussent pas moinssévèrement défendus que les rêveries des alchi-mistes.
Ce n’est qu’en étudiant les traités d’alchimiequ’il est possible cependant de retrouver lesprocédés employés à cette époque. Ces traités,qui sont souvent accompagnés de figures, nous