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avec bien plus de cérémonie; au reste, la plu-part de ces découvertes étant dues ail hasard,on s’appliquait à décrire toutes les circonstancesdu phénomène, et l’on était forcé de donnerla même importance à tous les ingrédiensqu’on avait employés la première fois, sanssavoir quels étaient les plus nécessaires, nicomment le phénomène pouvait être repro-duit.
La chimie et la physique n’étaient presqueétudiées à cette époque que pour leurs applica-tions à l’alchimie , à la magie et à la nécro-mancie; on a souvent dit que les magiciensétaient des gens adroits, qui, à l’aide de quel-ques secrets de physique, savaient étonner le vul-gaire ; mais il fallait appuyer cette opinion sur despreuves, et ces preuves on ne les trouve certai-nement pas dans les anciens livres de magie, quine renferment que des pratiques absurdes dela superstition la plus grossière (i). S’il estdifficile de remonter aux sources des vérités
(i) Les anciens manuscrits de magie sont fort rares : d’a-bord on a tâché de les détruire, ensuite on les a négligés etlaissés périr. Il y en a de plus modernes qui ont été forgésau dix-septième et au dix-huitième siècle (à l’époque des