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font connaître la forme des fourneaux, desalambics, et des autres instrumens employésaux opérations des adeptes qui soumettaientd’ordinaire tous les corps indistinctement auxmêmes opérations. Les quatre élémens quiétaient généralement admis, et la distinctiondes êtres en différens règnes, permettaient ra-rement de croire que des corps formés d’élé-mens pris dans le règne minéral, pussent êtrede même nature que des corps appartenant aurègne animal ou végétal. Toute opération étaitsoumise à une foule de pratiques futiles etsuperstitieuses, qui étaient décrites avec le plusgrand soin, tandis que souvent la circonstance laplus importante était oubliée à dessein par deshommes qui voulaient se réserver leur secret.On invoquait les puissances surnaturelles; lescadavres, les os des hommes et des animaux, lesang surtout, jouaient un grand rôle dans cettechimie, et particulièrement dans la chimie mira-culeuse; car pour les découvertes qui ne se rat-tachent pas à la transmutation des métaux, onest étonné de trouver des procédés simples etdégagés de tout appareil extraordinaire. L’al-cool se faisait alors à-peu-près comme on le faitaujourd’hui, tandis que l’or musif se préparait