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Tome second.
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poudre, mais qui exigeaient toujours de pluslongs préparatifs'(t). La poudre était connue, etcependant ce ne fut que long-temps après qu’ons’en servit pour les mines. Jusqu’à la fin du qua-torzième siècle, lorsqu’on voulait faire tomberun édifice, on faisait une grande excavation sousses fondemens, et après l’avoir soutenu avecdes étais, on mettait le feu à ces étais, et l’é-difice s’écroulait. L’emploi de la poudre dans lesmines avait été attribué à Pierre INavarro,qui faisait la guerre en Italie pour Charles Y,bien qu’un auteur contemporain assurât quece capitaine n’avait fait que profiter de ladécouverte de Giorgi ( 2 ). On a depuis re-trouvé cette invention dans les manuscritsde Léonard de Vinci (3), et dans un autre ma-nuscrit d’un ingénieur italien appelé Paul San-tini, qui était, vers le milieu du quinzième siè-

(1) Les premières éditions de Vegèce , et des autres écrivainsde re militari, sont ordinairement accompagnées de figuresqui représentent plus souvent les machines militaires dumoyen âge que celles de l’antiquité.

(2) Biringuccio pirotecknia, Venez., i558 , in-4 , f- J58,lib. x, c. 4-—Voyez aussi Marini saggio storico sui hastioni,p. 54.

(3) MSS. de Léonard de Vinci , vol. N , f. 128 et 13^.

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