( «G )
manuscrits où sont décrites et figurées les ma-chines qu’on employait à lancer de grosses pier-res, des armes, des matières enflammées dans lesvilles assiégées; souvent on y jetait aussi desanimaux vivans ou en putréfaction, pour insul-ter aux assiégés ou pour les empester. Quelque-fois même, on y lançait des hommes qu’on soup-çonnait d’espionnage ou de trahison. Dans cestemps où l’escalade jouait encore un si grandrôle, on avait inventé des machines qui, fixéesdans les murs, étaient destinées à faire tomberles échelles, et d’autres qui, placées sur les rem-parts, devaient, par un mouvement de rotationtrès vif imprimé à des poutres horizontales, ba-layer le haut des remparts et précipiter dans lesfossés les ennemis qui seraient montés à l’as-saut. De puissans ressorts qui se débandaienttout à-coup, d’immenses leviers, mus par laforce des animaux, produisaient des effets quiétaient comparables quelquefois à ceux de la
Royaume « {MSS. de la bibliothèque du roi, fonds Colbert,mélanges, n° 19s, in-fol.). — Voyez aussi, à ce sujet, Ma-rini saggio storico sui baslioni (Roma, 1801, in-8 ),Dati,G., istoria (p, 46), et un article que j’ai inséré dans 1 ’Anto-logia di Firenze (Novembre 18 3 1, p. 9).