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Tome second.
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qui mérite l’attention des savans, c’est celle desmoulins, mus par la marée, qu’on avait établisdans ces lagunes dès le onzième siècle. Ces mou-lins qui devaient tourner six heures dans unsens et six heures dans l’autre, étaient appelésaquimoli , et on les trouve cités dans un docu-ment de 1044 (1). Au reste, on avait aussi ap-pliqué le mouvement des eaux à des machines

(1) Zanetti, origine d'alcvne artipresso i Veneziani, p. 70.— Quant aux moulins ordinaires, on sait qu’ils sont indiquésdans Vilruve [Architeetura, p. 408, lib. X,c. 10). Lesmoulins à vent se trouvent, pour la première fois ,mentionnés d’une manière certaine en i 332 . Le grandconseil de Venise accorda une certaine somme à Barthe-lemiVerde, pro faciendo unum molinendum a venta: et

comme le décret ajoute : « Dtindo plezariam . de resti-

tuemlo . in tempore sex mensium si ipsnm non perducere

ad molendum », il est évident qu’il s’agit ici d’une premièretentative (Zanetti, origine d’alcune arli pressoi Veneziani,p. 74). Un fait assez curieux , c’est que, dès le quatorzièmesiècle, on avait à Milan des moulins mus par un mouvementd’horlogerie : « Adinvenerunt facere Molendina quoe nonaqua aut vente circnmferuntur, sed per pondéra contra pon-déra, sicul solet fieri in Horologis » dit Flamma dans sa chro-nique à l’année x 34 r (Muratori, antiqnit. ital., tom. II,col. 3 g 4 , Disserl. 24), Ce passage semble prouver, au reste,que les moulins à vent étaient fort connusà Milan en 1 34 x,et par suite que ceux de Verde n’étaient pas une inventiontoul-à-fait nouvelle. Montucla dit, mais sans en donneraucune preuve, que les moulins à vent sont une inventionhollandaise (Montucla , hist. des malh-, tom. I, p. !i 3 o).