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publiques démocratiques italiennes, prenait partà ces travaux et à ces progrès, et forçait, quel-quefois avec des formes violentes, toutes lesclasses de la société à y contribuer. Sous peined’être compté pour rien, d’être privé de tousles droits de citoyen (d’être ammonito), il fallaittravailler; et mille faits divers qu’il nous est im-possible de rapporter ici, prouvent que cette né-cessité de travailler était entrée dans l’esprit etdans les mœurs de tous. Malgré les commotionspolitiques qui ébranlaient si souvent ces répu-bliques, un état social où le travail et la pro-duction étaient un besoin si universel, devaitêtre accompagné d’une grande prospérité. Eneffet, les richesses immenses que le commerceet l’industrie avaient accumulées dans les villesitaliennes au quatorzième siècle, surpassenttoute imagination (i); elles produisirent bientôt
(i) L’histoire du commerce en Italie n’a pas été faite, etcependant ce sujet si vaste et si beau offrirait un grand inté-rêt. Ces marchands d’une activité sans pareille, qui exploi-taient tout le monde connu, depuis la Norvège jusqu’à laChine , qui avaient des comptoirs sur tous les points de l’an-cien continent, qui ne reculaient jamais devant une tenta-tive hasardeuse, et qui rapportaient dans leur patrie l’or et lesidées de tous les peuples, prés entent un spectacle imposant.