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Tome second.
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le bien-être et un luxe qui se fit jour à traverstoutes les lois somptuaires. Les arts furentalors cultivés avec passion et admirés avec en-thousiasme; les artistes s’appliquèrent à étudier

Dans les traités de commerce de cette époque, qui sont devéritables encyclopédies , on parle de la Chine et despays les plus éloignés, comme s'ils n’étaient qu’à quelqueslieues. Les produits de chaque contrée, les monnaies, lesmesures, les moyens de communication, les langues, lesmoeurs, les lois, les usages, v sont décrits avec soin. On yvoit, comme de nos jours en Angleterre, des compagniesde marchands, faire la guerre et la paix, et jouir de pri-vilèges spéciaux comme les nations les plus puissantes< Délia Décima , tom. III, p. i et suiv. , et 45 et suiv., etc. ).Mais (ce qu’on ne voit plus à présent) l’histoire nous montredes individus isolés combattre contre des rois étrangers etles vaincre. Tel fut ce Megollo Lercaro, marchand génois,qui osa se mesurer tout seul contre un empereur grec et qui,après la victoire, donna un si noble exemple de générosité etde modération. Pour montrer quelles étaient la puissance etles richesses de ces marchands, il suffira de rappeler, qu’enun seul mois les Génois armèrent une flotte de deux centsvoiles,portant près de cinquante mille combattans , et qu’envingt-trois ans seulement, soixanle-et-dix familles lloren-tincs payèrent, au commencement du quinzième siècle , prèsde cinq millions de florins d'or d'impols (Délia Décima ,tom. I, p. 33). Au reste, j’engage ceux qui voudraient sefaire une idée de ce commerce et de cette industrie à lireles ouvrages de Pagnini , de Baldelli, de Sundi, de Marin,de Giulini, de Manzi ; les AntiquUales de Muratori, etc., etc.Ils y trouveront une foule de faits intéressans.