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Tome second.
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pas la gloire d’une nation. Et d’ailleurs cetamour de l’antiquité était un caractère gé-néral du temps, et n’appartenait pas plus spé-cialement à tel prince qu’à tel individu. Tousles citoyens riches faisaient à cette époque tra-vailler les artistes; souvent ils envoyaient des sa-vans, dans les contrées les plus éloignées, à la re-cherche des manuscrits. A Florence , NiccolôNic-coli était un amateur moins riche sans doute,mais plus instruit et non moins zélé que Cômede Médicis . Et il faut remarquer à l’avantagede Niccoli, qu’il n’a jamais envoyé de sicairecontre les savans qu’il avait employés (x). On

(i) Lorsqu’on examine avec impartialité toutes les phasesde l’inimitié de Côme de Médicis et de Filelfo, il est diffi-cile de ne pas se persuader que le père de la pairie a tenlé

plusieurs fois de faire assassiner le philologue deïolentino-Au reste , l’érudition avait amené à sa suite les querelles lit-téraires, et les plus grands efforts des philologues du quin-zième siècle étaient dirigés contre leurs rivaux. Les vifs démê-lés qu’eurent entre eux Filelfo, IXiccoli, Poggio , LéonardArétin, Guarino, Valla, etc., etc., occupèrent une grandepartie du quinzième siècle, et n’eurent qu’un résultat négatifpour les lettres. Le style grossier de leurs diatribes rend lesdiscussions de ces érudits encore plus désagréables (Voyez, àce sujet, Hosmini, vita dcl Filelfo, Milano, r8o8, 3 vol. in-8,tom. I, p. g 4 - 85 . — Hosmini, vita di Guarino, Brescia ,i 8 o 3 , 3 vol. in-8, tom. II, p. 79 et suiv. — Shepherd, vie dePoggio Bracciolini , Paris , 1819, in-8, p. ia 3 et suiv.).