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a répété souvent, et bien à tort, que la prisede Constantinople par les Turcs avait servi àpolicer l’Italie en l’enrichissant des débris dela Grèce . Mais nous croyons avoir prouvé queles Italiens n’avaient rien à apprendre (i) desGrecs lorsque l’empire de Constantin s’écroulapour toujours.
Il fallait être riche pour rassembler des ma-nuscrits et pour en faire copier avec ce luxequi distingue la plupart de ceux qui ont appar-tenu à Alphonse, roi de Naples , et aux Médicis.Mais tout cela n’était qu’un vain apparat. Quelest, en effet, le secours qu’ils ont accordé àPoggio Bracciolini , lorsqu’il parcourait à ses
'i) Gela n’avait pas échappé à l’esprit de Voltaire , donton s’est hâté un peu trop de décrier les talens historiques.Voici ce qu’il dit dans le chapitre 8a de l’Essai sur lesMœurs : — « On fut redevable de toutes ces belles nouveau-tés aux Toscans . Ils firent tout renaître par leur seul génie,avant que le peu de science qui était resté à Constantinople refluât en Italie avec la langue grecque, par les conquêtesdes Turcs; Florence était alors une nouvelle Athènes ..,..On voit par là que ce n’est point aux fugitifs de Constanti-nople qu’on a dû la renaissance des arts. Les Grecs ne pou-vaientenseigner aux Italiens que le grec. Ils n’avaient presqueaucune teinture des véritables sciences, et c’est des Arabesque l’on tenait le peu de physique et de mathématique quel’on savait alors. »