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Tome second.
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La première édition d’Homère est due au patro-nage d’un simple citoyen dont personne neparle, et l’on cherche en vain à cette époqueun grand monument typographique dû à lamunificence d’un souverain (<).

Sixte IV , insérée dans le cinquième volume du Glossaire deNicolas de Lyra, imprimé à Rome en i 47 2 - Au reste, si lespapes n’ont pas protégé les imprimeurs, au moins ils neles ont pas persécutés. On sait qu’en laissant de côté lesDécor Puellamm et le Commentaire sur Almansor de Gradi,dont la célébrité est due à une faute typographique ,Rome est la seconde ville de l’Europe où l’imprimerie a étéétablie. Et il ne faut pas oublier que dès l’origine la cour deItome a profilé de cette admirable invention pour activerla ,verite des indulgences. Les IMcrœ indulgeniiarum deNicolas V , imprimées avec caractères mobiles en i4^4, so,ltle plus ancien monument typographique portant une datecertaine.

( 1 ) Si les Italiens n’ont pas inventé l’imprimerie, au moinsc’est en Italie que cet art naissant a porté les plus beaux fruits,en reproduisant les chefs-d’œuvre de l’antiquité. Presquetoutes les éditions princeps sont italiennes, et depuis le Lac-tance de r465, les presses italiennes n’ont jamais cessé de re-produire les classiques. Eu peu d’années , l’imprimerie s’éta-blit dans toute l’Italie . Des villes secondaires, des villagesmême, s’efforcèrent de se signaler dans cet art. Quinze ansaprès la première édition du Psautier , sept ans après l’in-troduction de l’imprimerie en Italie , Jesi Man loue et Fu-ligno ont publié eu même temps une édition in-folio deDante. Et il serait difficile d’en faire une plus belle à présent.Des premières éditions des classiques grecs , les premiers