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mille du maître de Florence (1). C’est à celteépoque de protection que Paul II excommu-niait les académiciens et faisait torturer les sa-vans; et que le duc de Milan , laissant Léonardsans pain et sans vètemens en hiver, lui suggé-rait la pensée d’abandonner les arts.
Voilà ce que furent au quinzième siècle lesprinces italiens , et ces Médicis qu’on a vouluimmortaliser, et à qui les étrangers s’obstinentencore à attribuer la renaissance.
Les vrais bienfaiteurs de l’Italie , ceux qui luiont tendu son ancien éclat, ne sont pas les hom-mes qui l’ont opprimée. Car, il est bon de le ré-péter, jamais les tyrans n’ont fait la gloire d’unenation. L’Italie doit sa splendeur à ces hommescourageux qui, à une époque de barbarie, al-laient dans des contrées éloignées chercher lascience chez des infidèles, malgré les préjugésqui devaient les en détourner, malgré mille dan-gers qui les menaçaient. On ne peut songer sansémotion à ces hommes infatigables que rienne rebutait, et qui, sans espérer aucune ré-
(j) Roscoc, the life of'Lorenso de Mediei, Hftidrlberg, i8»&,4 vol., in-8, tom. III, j). 25 i.