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Tome second.
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Milan. Laurent de Médicis a usurpé une gloirequ’il ne mérite pas. Qu’est-il resté de ses travaux etde ceux de ses protégés? Rien qui mérite d’êtreétudié à présent. Qu’a-t-il fait pour Toscanella, queColomb consultait avec tant de déférence? Qu’a-t-il fait pour Vespuce, heureux navigateur ethabile astronome? S’il admet à sa table Michel-Ange encore enfant, la statue de neige quePierre de Médicis lui fit faire plus tard, la com-paraison qu’il faisait de Buonarroti avec un cou-reur espagnol (i), nous donnent la mesure durespect que Laurent avait su inspirer à son filspour l’immortel artiste. En refusant toujours,malgré les plus vives instances, de retournerdans sa vieillesse auprès d’un Médicis, Michel-Ange doit nous faire comprendre ce que valaitla protection de cette famille. Un seul homme degénie, Politien , est resté auprès de Laurent. Maisl’histoire de la Conjuration des Pazzi montre àquelles conditions il était protégé. Au reste, onsait que Politien lui-même ne manqua pas d’es-suyer des dégoûts et des tracasseries dans la fa-

(ij Vasari, vite, toin. XIV, j>. 44.