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Tome second.
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V )

nard sur l’analyse indéterminée, quand il dit : « Les« formules de Léonard de Pise que Lucas de Burgo« rapporte, sont les mêmes que celles que nous avons« déduites de la question géométrique de Brahme-<( gupta. Or, Léonard de Pise avait rapporté les con-« naissances mathématiques de l’Arabie. Nous devons« donc attribuer ses formules pour la résolution des« questions du second degré, aux Arabes -, et penser« que ceux-ci les avaient reçues des Indiens. » [Essai,

p. 442-443).

Comment M. Chasles, qui, malgré le témoignageunanime de vingt écrivains de cette époque, semblevouloir enlever aux Arabes et aux Hindous l’honneurde nous avoir donné l’arithmétique décimale, peut-ilraisonner ici d’une manière tout-à-fait opposée lors-qu’il s’agit de diminuer le mérite de Fibonacci ? Il sup-pose d’abord que Léonard de Pise avait rapporté toutesses connaissances mathématiques de l’Arabie, et puisil en déduit que ses travaux sur l’analyse indéterminéesont empruntés aux Arabes et par suite aux Hindous.Quand Fibonacci dit qu’il a pris aux Arabes le sys-tème de numération des Hindous, M. Chasles veutprouver que ce système est occidental. Et lorsque legéomètre de Pise dit qu’il a écrit sur les nombres car-rés d’après des questions qui lui ont été proposées pardes philosophes de la cour de Frédéric II ( Tagioni ,maggi, tom. II, p. 66), M. Chasles prétend qu’il a em-prunté ses recherches aux Arabes ; bien que tous lesanciens géomètres qui ont écrit sur cette matière citentLéonard sans jamais citer aucun ouvrage arabe (cequ’ils font toujours lorsqu’il s’agit de la résolution des