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nous arrêtant à cette époque dans le volume pré-cédent, nous n’avons pas prétendu que dès ce jourles sciences prendraient une autre direction. Audébut de ce troisième livre, nous trouvons les ma-thématiques au même point où nous les avionslaissées à la fin du second, et poursuivant lamême carrière :mais la tendance des esprits se mo-difie peu-à-peu. On a déjà vu que vers le milieudu seizième siècle, l’étude des sciences se répan-dit généralement; pour satisfaire ce goût pres-que universel , les recherches des inventeursfurent réunies et leurs méthodes examinéesavec soin ; on composa des traités élémentaires,et, comme cela arrive toujours lorsque beaucoupd’esprits se tournent vers les considérationsscientifiques, on abandonna insensiblement lesspéculations trop abstraites pour s’occupersurtout des applications. Ce n’est pas que Gali-lée et Torricelli ne fussent des géomètres du pre-mier ordre ; mais ils étudièrent principalementla philosophie naturelle, et tout le monde lesimita. Dans leurs mains, les mathématiques de-vinrent surtout un moyen de recherche, et lavéritable physique, la physique du poids et dela mesure, fut le résultat de l’emploi de cetadmirable instrument.Toutefois jusqu’au jour où