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besoins de la société rendaient indispensable. Onsait que César, négligeant la correction d’Hippar -que, avait supposé la durée de l’année de troiscent soixante-cinq jours et un quart. Les pèresdu concile de Nicée , qui donnèrent des règlespour la détermination du jour de Pâques , cru-rent que cette durée était rigoureusementexacte et que l’équinoxe resterait toujours au 21mars (i); mais la durée de l’année julienne étanttrop longue de plus de onze minutes, cette sup-position donnait environ un jour d’erreur pourcent trente ans. On ne tarda pas à s’en aperce-voir, et plusieurs écrivains tentèrent d’y porterremède. Au neuvième siècle, on corrigeait déjà,dans quelques églises, l’erreur provenant de laprécession des équinoxes (2). Quatre cents ansplus tard , Roger Bacon ( 3 ) adressait au pape unplan de réforme, et deux siècles après, Pierred’Ailly et le cardinal de Cusa présentèrent à di-vers conciles des projets analogues.