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Tant de travaux n’auraient pas été nécessairess’il ne se fût agi que de profiter des observa-tions astronomiques pour corriger le calendrier;mais la difficulté se trouvait augmentée consi-dérablement par des conditions relatives au jourde Pâques auxquelles on voulait satisfaire. Nousessayerions en vain de donner une idée de cesdifficultés qui, même de nos jours, ont occupéles plus savans astronomes (i) : il suffira de direque la commission suivit les vues deLilio, et quela nouvelle réforme du calendrier, qui, sans êtreparfaite, offre de grands avantages sur l’an-cienne, fut admise dans tous les pays catho-liques. Les protestans la repoussèrent long-temps, et elle n’est pas encore adoptée par le-glise grecque, qui suit toujours l’ancien calen-drier, comme si une erreur d’astronomie devaitjamais devenir un article de foi.
(1) Au commencement de son Histoire de l’Astronomie mo-derne, Delambre a consacré un long chapitre à l’examen delàréforme du calendrier; mais il l’a fait d’une manière si con-fuse qu’on ne peut guère tirer parti de son exposé. Montucla ,sans employer les longues formules de Delambre, avait étéplus clair ( Hisl. des math-, tom. I, p. 678 et suiv.). On peutconsulter à ce sujet les ouvrages de Clavius , un traité de Cic-colini intitulé Formole analitiche pel calcolo delta Pasqua,et le Manuel de chronologie, par M. Ideler.