( «6 )
quoi, à cette époque, il y eut des écoles si flo-rissantes et des élèves qui surpassèrent souventdes maîtres déjà célèbres. C’est parce que lesgrands caractères sont propres à tout. Leonardde Vinci , dessinant une horloge, écrivait à côtéqu’il fallait employer les heures de manière àvivre dans la postérité ; Michel Ange disait quela main n’est rien, et qu’elle obéit toujours à l’es-prit quand il sait la diriger : Marchi voulait d’a-bord former le caractère de ses disciples pourles préparer à devenir ensuite d’habiles archi-tectes. Dans les planches de son ouvrage il fai-sait graver ces sentences : L’homme peut toutquand il veut : le travail surmonte tous les ob-stacles. Il est à regretter qu’à force d’étudier lesarts et les sciences, on soit arrivé à oublier tropsouvent celui qui doit les cultiver. Rien ne sau-rait remplacer l’effet produit par un maître célè-bre qui parle de gloire, de grandeur et de vertu,avant d’expliquer les préceptes de la science oude l’art qu’il doit enseigner.
L’ouvrage de Marchi, resté inédit à Flo-rence , est un traité de tout ce qui a rapportaux constructions et à la science de l’ingénieur.Non-seulement on y trouve les élémens de lagéométrie et les préceptes de l’architecture civile