depuis lorsii s'appliqua sans relâche à rassemblertoutceque ces écrits renfermaient de mystérieuxet d’extraordinaire (i). Le désir de s’instruire leporta à voyager ( 2 ); il visita tous les savans del’Europe,et il entretint avec eux une correspon-dance qui malheureusement n’est pas arrivée jus-qu'à nous (3); de retour dans son pays, il vécutavec son frère, s’occupant d’expériences, etaccueillant les étrangers dans une terre qu’ilpossédait près de Naples , et dont il avaitfait un séjour enchanteur. C’est là qu’il reçutPeiresc, avec lequel il eut toujours des rela-tions fort suivies (4). H fonda à Naples une
(0 « Requireuli mihi veterum in oimii rerum généré quæ-« dam manuscripta monuments ut arcatii quid et abditi in do« depromerem (ita me semper in hoc propension natura« tulit), etc. » ( Porta , de furtiris litcrarum notis. Neapoli,1602 , in-fol.).
( 2 ) Porta, Magia naturalis, præf. ad lect. (édit, de 1 58g).
(i) Porta, Magia naturalis, præf. ad ]ect. (édil. de i58p).
(4) Personne n'ignore la profonde érudition de ce magis-trat célèbre , ni le patronage éclairé qu’il exerçait sur les let-tres. Ses collections en tout genre, ses manuscrits, sa corres-pondance, font un desplus beaux monumens qu’on ail jamaisélevés aux études sévères. Malheureusement de tout cela onn’a publié que quelques pages, et sans la vie que Gassendi aécrite de son ami, la postérité saurait à peine le nom dePeirrsc.Il faut avoir passe plusieurs mois, comme nousTavons fail,