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chasser les Espagnols d’Italie , en insurgeant lepeuple et en appelant les Turcs à son aide (i).Cette accusation a paru dénuée de fondementà quelques écrivains; mais, en considérant lamanière dont il fut traité, il est difficile de nepas voir en lui un martyr de l’indépendance ita-lienne (a). En 1599 , on le condamna à une dé-tention perpétuelle. Il raconte lui-même les trai-temens barbares auxquels il fut soumis. Sept fois
« pondi me plus olei, quam ipsi vini eomsumsisse. » Cetteétrange accusatiow s’était plusieurs fois renouvelée : c’est laplus amère critique des gens qui prétendaient, comme le ditCampanella lui-même, «que la sagesse est un don du diableet non un présent de Dieu . » Les autres charges sont à-peu-près toutes delà même force, excepté l’accusation de rébellion,dont Campanella 11e dit que quelques mots et d’une manière as-sez vague. Ce récit se trouve dans une préface de l’ Atheismustrinmphntus qui ne parut pas avec cet ouvrage, mais queSlruve découvrit dans un manuscrit autographe envoyé parCampanella à Scioppius (Voyez Slruvii acta litlerana Jenæ,1703-1700,7 fasc. in-8°, fasc. II, p. i7etseq. — Campanella,de libris proprns. Paris. , 1642 , in-8°, p. 9-26etc.)
(1) On s’est récrié beaucoup contre cette idée d’appeler lesTurcs pour chasser les Espagnols ; mais malheureusementl’Italie est depuis trois siècles dans un tel état, que presquetoutes les tentatives d’affranchissement ont eu pour base lesecours d’autres étrangers pour chasser les oppresseurs.
(2) CyprianivilaTh. Campanellœ ,p. 15-17.— Tiraboschi ■storia délia lett. ilal., vol. XIV, p. i 52 .