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inhumaine , et qui dut en partie sa délivranceau pape. Né en Calabre (i), en 1 568 , avec uncaractère indomptable et l’imagination ardentede ce climat, il apprit de bonne heure à détesterles satellites de Philippe II , qui opprimaientsa patrie. Dominicain à quinze ans, il obte-nait de grands succès dans la chaire ( 2 ). A vingtans, il attaquait Aristote , et, en 1 5g 1 , il fit pa-raître sa Philosophie démontrée par les sens (3),qui lui valut une accusation de magie. Quittantalors Naples à la hâte, il se rendit successivementà Rome, à Florence, à Venise, à Padoue et à Bolo-gne (/|) ; dans cette dernière ville, on lui vola desmanuscrits qui furent déférés à l’inquisition.De retour en Calabre , il lut taxé de magie etd’hérésie (5) , et accusé en outre d’avoir voulu
(1) Cypriani vita et philosophia Th. Campancltœ. Ams-lelod., 1705 , in-8°, p. a.
(a) Cypriani vita Th. Campancltœ , p. 2 et 7.
( 3 ) Campanellœ philosophia scnsihns dernonslrala. JNca-pol., i5 9 i, in-4°.
(4) Cypriani vita Th. Campanellœ , p. 11.
(5) Voici, d'après le récit de Campanella, la première desaccusations dirigées contre lui : « Quinquies citalus in iudi-« cium, primo caussatn dixi interroganLibus, qui lifterasscil,« cuin non didiccrit? Ergo ne demouium baltes. At ego res-