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Tome quatrième.
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si admirable, d’un goût si exquis, pouvaientadopter, sans examen, les opinions les pinserronées, et paraître quelquefois même indiffé-rens à l’erreur et à la vérité. Dans l’antiquitécomme au moyen âge, en Orient comme en Oc-cident , on a cherché le merveilleux dans la na-ture plutôt que le vrai, qui semblait vulgaireet peu digne de l’attention des philosophes. Ons’est aperçu bien tard que les phénomènesles plus extraordinaires sont dus générale-ment aux mêmes causes qui produisent les ef-fets que nous observons tous les jours, et que-pour appliquer les uns, il était indispensable d’é-tudier les autres. Ces faits étranges et rares quifrappent l’imagination exercèrent seuls pendantlongtemps les esprits, et tel savant qui passaitsa vie à rechercher et à expliquer des espècesde miracles, aurait cru déroger en étudiant lachute d’une pierre, phénomène qui cependantdevait conduire à la découverte des principaleslois de la nature. Non-seulement on admet-tait deux physiques, l’une illustre et royale,comme l’appelait Porta(i),l’autre vulgaire; non-

(i) Voyez ci-dessus, p. 120.