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seulement on supposait que des causes particu-lières et distinctes présidaient aux phénomènesles plus remarquables, mais on croyait encoreque les forces qui agissent sur notre globe sontbien différentes de celles qui animent les autresastres. Cette absence de lien, ces fausses idées,qui tendaient à multiplier outre mesure lescauses physiques, et à séparer les phénomènesles uns des autres, ne permettaient point deposer les véritables bases de la philosophienaturelle. Les qualités occultes qui avaientenvahi la physique, l’autorité d’Aristote sou-tenue par l’Église, qui semblait s’opposer àtout changement, à tout progrès , étaient desobstacles encore plus graves qu’il fallait vaincrepour opérer la révolution qui devait changer laface des sciences.
Cette grande révolution est due à Galilée , im-mortel génie qui a fait et préparé tant de bellesdécouvertes, et qui doit surtout être signalé à lareconnaissance de la postérité pour avoir bannil’erreur de son école et créé la philosophie dessciences. Il a été dans les sciences le maître del’Europe . Avant lui, nous l’avons déjà dit, leshommes les plus éminens paraissaient incapa-bles de distinguer l’erreur de la vérité, et ne