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ses rivaux, pas même Kepler ni Descartes , n’a sus’astreindre à ne chercher comme lui que la vé-rité. On ne peut assez le répéter, car le caractèrede son esprit ne semble pas avoir été bien saisi,Galilée ne fut pas seulement géomètre, astro-nome et physicien* il fut le réformateur de laphilosophie naturelle, qu’il assit sur de nouvellesbases, l’observation, l’expérience et l’induction,et dans laquelle il introduisit le premier l’espritgéométrique et la mesure.
Des écrivains peu familiarisés avec ces ma-tières ont avancé à tort que le renouvellementdes sciences était dû à François Bacon. D’abordil faut remarquer que l’antériorité appartient àGalilée , qui, depuis quinze ans, répandait duhaut de la chaire sa nouvelle philosophie surdes milliers d’auditeurs de toutes les nations,et qui avait découvert les lois de la chute desgraves, observé l’isochronisme des oscillationsdu pendule, et inventé le thermomètre long-temps avant que le chancelier d’Angleterre eûtcommencé à publier ses ouvrages philosophi-ques (i). Lorsque le Novum organum parut