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pour la première fois (i), Galilée avait publié leCompas de proportion , le Nuncius sidereus , le
anglais en 16o5 : c’est le traité de l’accroissement des sciences,qui n’est au reste qu’un essai. Jusqu’alors Bacon n’avait pu-blié que des écrits politiques dont quelques-unsnelui font pasgrand honneur. Leprojet de la réforme des sciences qu’ilavaitimaginé, dit-on, à seize ans; son Eloge de la science et letlreatesl birlh of lime qu’il avait composés dans sa jeunesse,et qui n’ont paru qu’en 1740, n’étaient que des essais incom-plets que le public ne connaissait pas. Excepté le traité del’accroissement des sciences, Bacon n’avait rien fait paraîtresur la philosophie quand il publia le Novum organum.
(1) Cet admirable ouvrage fut imprimé d’abord à Londres ,in-folio, en 1620. Le premier écrit de Bacon sur la philosophiegénérale est, comme nous venons de le dire, son essai Onthc proficience and avancement oflearning , London , i6o5,in-4° qu’il refondit ensuite dans son traité De dignilalc etaiigmenlis scientiarum, publié en 1623. Cet essai contientune classification savante oh l’auteur commence à s’essayer,mais qui est bien loin d’avoir l’importance des autres ou-vrages que Bacon publia dans la suite. Au reste, il faut re-marquer que Bacon connaissait les écrits de Galilée et qu’il lesa souvent cités (Voyez à ce sujet de Vauzelles , Histoire de lavieet des ouvrages de François Bacon, Paris , i833, 2 vol. in-8,tom. I, p. 236). Il résulte d’une lettre écrite en 1619 par TobyMatliiew à Bacon , qu’au moins un an avant la publication duNovum organum non-seulement le philosophe anglais devaitconnaître les ouvrages que Galilée avait fait paraître jusqu’a-lors, mais qu’on lui donnait même communication de tousles ouvrages manuscrits et inédits de Galilée . Cela montreavec quelle rapidité se répandaient les travaux du grandphysicien italien, et doit rendre encore plus circonspect