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beaux génies qui aient brillé sur la terre, ce-pendant on n’a compris toute l’importance de sesouvrages que lorsque la révolution qu’il voulaitproduire s’était accomplie déjà dans la philoso-phie naturelle. Les physiciens, les géomètres,obligés de résister aux attaques et aux persé-cutions des péripatéticiens, crurent pendant long-temps que la philosophie rationnelle leur étaittoujours hostile, et c’est peut-être là une des cau-ses qui les ont éloignés de Bacon. Galilée segarda d’exposer son système d’une manière abs-traite, et se borna à déclarer qu’il n’y avait d’au-tre livre infaillible que la nature (i), où toutela philosophie était écrite en caractères mathé-
loge, placée à différentes hauteurs, n'a été proposée par Ba-con que parce qu’il croyait avec le vulgaire que le poids d’uncorps pouvait varier d’une manière très notable en le trans-portant à de petites distances ( Sylva Sylvarum, cent. I,§ 33 ). D’ailleurs il n’avait aucune idée exacte de l’attraction;il croyait que la terre ne tombait pas parce que, en aug-mentant un corps, on lui faisait perdre l’attraction; et il dit àce sujet latio ad centrum terrœ res futilis est (De augment.scient., lib. Y, cap. 3 , § 4 -) On voit même qu’en 1623 il nesavait pas que tous les corps tombent de la même hauteurdans le même temps (De augment. scient., lib. V, cap. 3 ,§ 3 ).
(1) Galilei , ejiere, Firenze, 1718, 3 vol. in- 4 ., tom. II,p. 2S5.