Band 
Tome quatrième.
Seite
163
JPEG-Download
 

( «63 )

illustre philosophe y ait pris part; cette révolu-tion est due à Galilée . Pour s’en convaincre, ilsuffit de consulter les écrivains qui, au dix-sep-tième siècle, ont contribué le plus au renouvelle-ment des sciences. Tous parlent de Galilée , ilss'appuient sur ses découvertes, ils adoptent saphilosophie, tandis qu’ils ne citent Bacon que bienrarement (i ). Bacon a été sans doute un des plus

(i) Dans son Histoire de la vie et des ouvrages de FrançoisBacon (tom. II, p. ï 4 fi etsuiv.), M. de Vauzelles a réuni destémoignages qui ne font que prouver la vérité de mon asser-tion. Gassendi, Descartes, Bayle, Leibnitz , sont les seulsphilosophes qui semblent avoir connu Bacon au dix-sep-tième siècle; mais s’ils admirent son génie et son savoir, ilsne lui attribuent pas une grande influence, et l’on sait queDescartes s’est bien gardé de suivre ses préceptes. Quant àces savans qui passèrent leur vie à interroger la nature età changer au dix-septième siècle la face des sciences, ils ontpris Galilée pour guide et ne connaissaient guère Bacon .Aussi c’est en Italie , et non pas en Angleterre, que s’est opéréle renouvellement de la philosophie naturelle. On à souventcité un passage du tiovum organum où il est parlé d’uneforce magnétique qui pourrait agir sur les corps et les pré-cipiter vers la terre ( Novum organ., lib. II, apli. 36 ); maisl’idée de l’attraction s’était déjà présentée plusieurs fois à l’es-prit des philosophes. Anaxagore avait entrevu cette grandeloi, et Lucrèce en déduisit la conséquence que l’universest sans bornes. Copernic et Kepler avaient reproduit cetteidée lorsque parut le ISomtm organum Voyez à ce sujet Mon-tucla, kist. des math., tom. II, p. 601). L’expérience de l’hor-

I I.