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principalement sa gloire à l’esprit national deson pays; car, plus heureuse que l’Italie , l’Angle-terre peut également protéger les hommes illus-tres pendant leur vie, et les honorer après leurmort.
Galileo Galilei naquit ( 1 ) à Pise le 18 février1 564, d’une famille de Florence qui avait figuréautrefois sous la république, mais à laquelleil ne restait plus qu’une noblesse sans fortu-ne. Vincent Galilei son père était instruit dansles littératures grecque et latine, et très versédans la musique pratique et théorique, sur la-
l’on voulait pousser plus loin la comparaison, on pourraitdire que Bacon aussi s’est occupé d’astronomie, de mathé-matiques et de physique , et qu’il s’est presque toujourségaré dans ces sciences où Galilée a su s’illustrer. Mal-gré son génie, le chancelier d’Angleterre est tombé dans l’er-reur des péripatéticiens , qui croyaient qu’avec des géné-ralités philosophiques on pouvait écrire sur des matièresdont on n’avait qu’une connaissance superficielle.
(i) Yiviani crut d’abord que la naissance de Galilée avaitprécédé de trois jours la mort de Michel-Ange ; mais plustard, il reconnut son erreur. Ces deux événemens arrivèrentle même jour. Voyez à cet égard Galilei , opéré, tom. I, p. lxiet xci. — Nelli , vila di Galileo, tom. I, p. *0 et suiv.Viviani, divinatio in quînque lihros amissos jiristcei sc-~nioris, Florentiæ, 1701, 2 part., in-fol. pars II, p.