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quisDel Monte, qui l’appelâit Y Archimède de sontemps ( i), et qui affirmait que depuis la mort dugéomètre Sicilien , on n’avait jamais vu un géniepareil. Les mathématiciens jugeaient du méritede Galilée d’après des ouvrages que, trop pauvrepour les faire imprimer, il leur communiquait enmanuscrit ( 2 ). Après plusieurs tentatives inutilesde Del Monte et de son frère le cardinal, pourfaire nommer Galilée professeur à Bologne (3) ,ses amis parvinrent (4), en 1 58y, à lui faireobtenir la chaire de mathématiques dans l’u-niversité à Pise avec soixante écus de traite-ment (5).
( 1 ) Nelli, vita, loin. I, p. 36-37 et 49-
(a) Nelli, vita, tom. I, p. 37 .— Venturi, memorie, part. I,p. 7 - 8 . — C’est alors qu’il composa la Bilancetta, écrit où ilse proposait de déterminer le poids spécifique des corps etdes alliages, et qui ne fut imprimé que longtemps après( Galilei , opéré, tom. I, p. i.xv et 6»4).
(3) Nelli, vita, tom. I, p. 4o.
(4) Ce fut encore Del Monte qui obtint cette chaire pourlui. Viviani, qui, en flattant le grand-duc, voulait se faire par-donner le culte qu’il rendait à la mémoire de Galilée , a avancéque Jean de Médicis avait aidé Galilée dans cette circon-stance; mais ce fait est inexact ( Galilei , opéré, tom. I, p.i.xvii. — Targioni, nolizie, tom. II, part. 1 , p. 67 . — Nelli,vila, tom. I, p. 41 ).
(5) Mercuriale recevait dans la même université deux