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cations, la Gnomonique, un Abrégé de la sphèreet un Traité de mécanique (i); mais, bien qu’ildonnât copie de ces ouvrages à tous ceux quile désiraient, et qu’il ne cessât d’en exposer lasubstance dans ses leçons (a), il n’en fit imprimeraucun. Le Traité de mécanique, où il appliquaitle principe des vitesses virtuelles, qu’il considérale premier comme une propriété générale del’équilibre des machines (3), ne parut qu’environquarante ans après , traduit en français par les
(i) Hclli, vita, tom. I, p. 53, 57, 5g, 60. — Galilei , opéré,tom. I, p. lxvii.
(») Quand on veut traiter les questions de priorité rela-tives à Galilée , il ne faut jamais oublier qu’avant de publierson premier ouvrage, le Compas de Proportion imprimé en1606, ce grand philosophe avait professé pendant dix-septansà Pise et à Padoue , et qu’il avait communiqué ses découvertesà des milliers d’élèves qui les répandirent dans toute l’Eu-rope. Ce fut un appât auquel on ne sut point résister : denombreux plagiaires tentèrent de s’enrichir aux dépens deGalilée . D’autres professeurs célèbres ont eu à se plaindred’avoir été dépouillés ainsi : dans l’avertissement au lecteurqui précède les Commentaria inprimam Ven Avicennœ{Vene-tiis, i62<j,in-fol.), Sanctorius s’exprimait ainsi: « Audio disci-pulos meos in varias terrarum partes dispersos, quos, sum-ma caritate, et gratuita benevolentia docui, horum multorum(instrumenta ) sibi inventionem attribuere, quorum inhuma-nitas silentio certè non erat obvolvenda. »
(3) Lagrange, mécanique analytique, tom. I, p. 9 et io.