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torius (i) avait décrit cet instrument dès l’année1612; et enfin, Sarpi, qui n’en parla jamaisdans ses ouvrages imprimés, paraît s’en êtreoccupé (2) en 1617.
Ces dates suffisent pour assurer la prio-rité à Galilée ; mais il n’est pas moins vrai quecette invention fut divulguée par d’autres, etqu’on ne la trouve pas dans les ouvrages de
(1) Sanctorius était un homme du plus grand mérite, qui arépandu dans ses ouvrages une foule d’idées ingénieuses.Tout le monde connaît sa médecine statique. Non-seulementil a publié le thermomètre et le pendule appliqué à la méde-cine, que Galilée avait inventés, mais il a imaginé d’autresinstrumens de physique, parmi lesquels l’hygromètre à cordemérite d’être cité (Voyez les recherches physiques de cet illus-tre médecin dans Sanctorii commcntaria in primam FenAvicennœ, col. 22-23, 78, 2 i 5 , 219-221, 3o5, 5oo, 5 i 2 , 636,etc.).Suivant Nelli, le thermoscope à air se trouve dans les Com-mentaria in artem medicinalem Galeni qui parurent à Ve-nise, en 1612, in-folio. C’est pour cela que j’ai dit que Sanc-torius avait décrit cet instrument en 1612, maisje dois dé-clarer que je n’ai jamais pu consulter cette édition, et queje la cite ici d’après Nelli {Nelli, vita, tom. I, p. 80). Cescommentaires ont été réimprimés dans le premier volumedes œuvres complètes de Sanctorius (Venetiis, 1660, 4 vol.in-4), et c’est là que j’ai vu l’indication du thermoscope {Sanc-torii opéra, lom. I, p. 358, 365, 538, etc.).
(2) Foscarini, délia letleratura veneziana, p. 307. — Nelli,vita, tom. I, p. 87-88.