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Tome quatrième.
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le physicien napolitain de reproduire les inven-tions de ses contemporains sans les citer. D’ail-leurs le thermomètre ne se trouvant pas indiquédans la première édition (i) de cet ouvrage, quiavait paru en latin en 1601, il est bien probableque, dans l’intervalle, l’auteur avait eu con-naissance, d’une manière imparfaite au moins,de l’instrument que Galilée montrait à Castellien i 6 o 3 .

Si nous nous sommes arrêté sur ce point, cen’est pas seulement à cause de l’importance du

(1) Voyez Porta, pneumaticorum, libri III, Neapoli i6or,in- 4 - — On doit remarquer, à propos du thermoscope, queGalilée semble l’avoir inventé à une époque où il s’oc-cupait d’Héron ( Venluri, memorie, part. I, p.'12), quePorta l’a placé d’abord dans une espèce de paraphrasedu livre de l’ingénieur grec, et que Sanctorius dit ( Com-

mentaria in Fen, col. 23 ) qu’il l’a déduit d’un instrumentd’Héron. Or, comme dans les Spiritalia on voit diverses ma-chines qui agissent par l’action de l’air raréfié par la chaleur,il ne serait pas absolument impossible que Porta et Sanctorius eussent trouvé le thermoscope sans connaître l’inventionplus ancienne de Galilée . Un perfectionnement importantfut introduit dans cet instrument par un autre commentateur

d’Héron, dont l’ouvrage est resté toujours inédit et inconnu,

mais qui, dès l’année 1610, avait soustrait le thermoscope

à l’influence de la variation de la pression atmosphérique.

Voyez la note XVI à la fin du volume.