gnorance le disputait ainsi à la mauvaise foi.
Devenu célèbre par de si brillans travaux,vivant dans l’aisance que lui procurait l’exercicede ses talens, entouré d’ainis puissans et dévoués,Galilée semblait irrévocablement fixé à Padoue ,et destiné à vivre désormais sous les lois de la ré-publique de Venise ; car nulle part il ne pouvaittrouver autant de liberté pour ses opinions phi-losophiques ni des amis tels que Sagredo et Sarpi.Admirateur de ce grand astronome, et plein d’en-thousiasme pour la nouvelle physique (i), Sa-gredo n’avait pas cessé un seul instant de l’ap-puyer dans le sénat de toute l’autorité de son nom.
fallait d’abord fabriquer un instrument qui les pût créer[Ibid.)-
(i) Sagredo, que Galilée a rendu immortel en le choisis-sant pour un des interlocuteurs de ses dialogues, a fait diffé-rentes observations qui méritent d’être citées. Il a modifié lethermomètre, et on lui doit les plus anciennes observationsmétéorologiques dont le souvenir soit arrivé jusqu’à nous.Il s’est occupé de magnétisme, et lors de son voyage enOrient, il détermina la déclinaison de l’aiguille aimantée àÀlep. Il fit aussi des observations sur les satellites de Jupiteret sur les taches solaires. Une question d’astronomie qu’iladressa au père Scheiner excita la colère de ce jésuite, quine put la résoudre ( Nclli , vita, tom. I, p. 71, 72, 81, 90, îoâ,107,108,224, 294, 336 , 34 r.— Venturi , memorie, part.I, p. 20).