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de toute l’influence de sa famille. Sarpi, que sonHistoire du concile de Trente a rendu si célèbre,aimait et cultivait les sciences avec succès : esprituniversel, il s’est occupé à-la-fois d’astrono-mie, d’algèbre, de physique, d’anatomie (1), ets’est associé à quelques-unes des plus importantes
îi) 3 e regrette de ne pouvoir consacrer quelques lignes àcet homme inébranlable qui, dans le siècle de Giordano Bruno et de Dominis, osa combattre le pouvoir des pontifes, et que lacour de Rome, même à l’aide de sicaires, ne put réduire ausilence. Sa vie politique et littéraire a été écrite plusieursfois; elle se résume en deux mots : il dirigea pendant quinzeans les conseils de la république de Venise , et composa l’His-toire du concile de Trente. Sarpi s’occupa aussi des sciencesexactes, il les cultiva avec succès, mais on ne peut plus au-jourd’hui apprécier ses travaux scientifiques. Car, tandisqu’on imprimait de tous côtés des ouvrages apocryphes, dontson nom faisait tout le succès, et qu’on lui attribuait un livreabominable composé par un bâtard de la maison Canale(Voyez Cieogna, iscrizioni venezianc, Venezia, 1824., 5 vol.in~ 4 , tom. III, p. 507), on laissait dans l’oubli tous scs écritsscientifiques, qui furent perdus pour toujours, en 1769, dansl’incendie de la bibliothèque des Servi à Venise . Sarpi s’é-tait occupé de la résolution des équations, des marées, del’aimant et de la lumière. Il avait tracé une carte de la lune;et fait des expériences sur la dilatation et l’élasticité del’air (Voyez Tiraboschi, sloria délia leit. ital., vol. XI, p. 468et suiv.— Bianchi-Giovini, biografia del Sarpi , Zurigo,i 836 , 2 vol. in-T2, tom. I, p. 68-81, et tom. II, p. 456—59);mais comment apprécier des travaux dont il ne reste aucune