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découvertes, à une époque où l’on croyait en-core que le ciel et les astres se montraient ànos yeux tels qu’ils sont, la sensation qu’ellesproduisirent à Rome , les discussions qui s’éta-blirent à cette occasion sur l’immobilité de laterre que Galilée n’adoptait pas, finirent parexciter l’attention de quelques ecclésiastiquesinfluens qui craignirent que ce que Galilée leurmontrait ne fût une espèce d’illusion peu con-forme aux dogmes de l’église; le cardinal Bel-larmin (i) s’adressa à quatre jésuites, parmilesquels se trouvait l’astronome Clavius, pourdemander leur avis sur ces découvertes : leurréponse a été publiée, et elle prouve qu’à cetteépoque ils ne repoussaient pas les nouvelles ob-servations (2). Bientôt Galilée retourna en Tos-cane couvert de gloire. Il laissait à Rome desamis et des admirateurs enthousiastes, et uneassociation puissante (l’académie des Lincei, surlaquelle nous reviendrons plus loin), qui se pro-posait pour but un progrès indéfini en toutechose et qui avait adopté ce grand homme pour
(0 Venturi, mcmoric, part. I, p. 167.(2) Venturi, mcmoric, part. I, p. 168.