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cherches, avec une telle ardeur, qu’au bout dequelques jours il avait découvert les phases deVénus (i), qu’il ne fit connaître aux astronomesque sous le voile d’un anagramme (2). Bientôt ilremarqua des changemens notables dans le dia-mètre apparent de Mars ( 3 ) et dans l’éclat decette planète. A Padoue il avait découvert déjàles taches du soleil qu’il avait fait voir à Sarpi ( 4 )et à d’autres savans. Il poursuivit ces observationsen Toscane, et pendant le séjour qu’il fit à Rome en 1611 au printemps, il montra ces taches (5) àun grand nombre de personnes et à plusieurscardinaux avides de voir toutes ces nouveautésdans le ciel, que les péripatéticiens s’obstinaientencore à regarder comme incorruptible.
L’étonnement universel que produisirent ces
(1) Nelli, vila, tom. I, p. 213.
W L’anagramme était II æc immatura a me iam frustralegunturo y, qui signifiait Cynthiœ figuras œmulatus materamorum ( Galilei , opéré, tom. II, p. 41).
(3) Ce fut vers la fin de 1610 qu’il s’aperçut de ces clian-gemens (Galilei , opère, tom. II, p. 45-46).
(4) Nelli, vita, tom. I, p. 326-327.
(5) Vcnturi, mcmoric, part. I, p. 170.— Nelli vita, tom I,p. 328.