Son élève et ami Castelli ( 1 ), moine de l’ordredu Mont-Cassin, dont nous parlerons plus loin,et qui s’est acquis une juste célébrité par sesécrits sur l’hydraulique, se chargea de publierune réponse que Galilée avait probablement ré-digée ( 2 ), mais où son nom ne paraissait pas.Cette polémique ne l’empêcha pas de continuerses travaux astronomiques. Déjà, dans l’ouvragesur les corps flottans, il avait mentionné la dé-couverte des taches solaires, d’où il déduisaitla rotation de cet astre autour de son axe, etil avait fait connaître les phases de Vénus ainsique le temps qu’emploient les satellites de Ju-piter à parcourir les orbites qu’ils décriventautour de cette planète (3). Mais le jésuite Schei-ner ayant fait paraître trois lettres adressées àMarc Velser, où il s’attribuait la découvertedes taches du soleil (4), Galilée envoya à l’aca-démie des Lineei son Histoire des taches so-
( 1 ) Nelli, vita, tom. I, p. 3i 5.
(î) JSelli, vita, tom. I, p. 3i6.
(3) Galilei, discorso intomo aile cose chcstanno sull’acqua,Firenze, 161 a, in-4 (i re édition), p. 3-4.
(4) Très epistolæ de maculis solaribus scriptæ ( a Schei-nero) ad Marcum Velsemm, August. Vindelic. iGia, in-4-
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