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Tome quatrième.
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contre lui, que Guicciardini, ministre de Toscane à Rome , crut devoir rendre compte au grand-duc des dangers auxquels on pouvait s’exposeren protégeant encore Galilée . Cette lettre, qui nefait pas honneur au courage de l’ambassadeur,est très curieuse. Après avoir parlé de la con-damnation, et des circonstances qui l’ont ame-née, Guicciardini dit que le ciel de Rome est fortdangereux (1), surtout « sous un papequiabhorre« les lettres et les talens, et qui ne peut souffrir« ni les nouveautés ni les subtilités, de sorte que« chacun cherche à l’imiter, et que ceux qui sa-« vent quelque chose, s’ils ont un peu d’esprit,« font semblant d’être ignorans pour ne pas« donner de soupçons et pour éviter d’être per-« sécutés. » Il ajoute que les moines sont enne-mis de Galilée, et qu’en restant à Rome celui-cipourrait mettre dans l’embarras le gouvernementtoscan, qui s’est toujours fait remarquer par sadéférence envers l’inquisition. Il prie le grand-duc d’engager le prince Charles, son frère, quele pape venait de nommer cardinal et qui devaitaller à Rome , à fuir les sa vans, et il répète que

(i) Letlere inédite di uomini illustri, tom. I, p. 53-56.