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telle polémique (i), s’efforcèrent de faire inter-dire cet ouvrage à propos d’une certaine cita-tion de la Bible ( 2 ), mais ils n’y réussirent pas.Même après avoir perdu l’intérêt de la circon-stance , le Saggiatore conserve un charme par-ticulier , car on reconnaît à-la-fois dans sonauteur le penseur profond, le grand écrivain etl’homme d’esprit (3). Ce livre est rempli d’unefoule d’observations physiques du plus haut in-térêt; il contient des doctrines philosophiquesqui ont été attribuées plus tard à Descartes etqui appartiennent à Galilée . Nous nous borne-rons à citer ici ce principe si célèbre dans le car-tésianisme, que les qualités sensibles ne résident
(1) Nelli, vt'la, tom. I, p. 458-439. — Galilei , opéré , tom. I,p. LXXV1.
(2) Venturi, memorie, part. II, p. 52-55.
(3) Le Saggiatore est, à mon avis, le meilleur livre de phi-losophie pratique que l’on puisse lire en Italie : les préceptesy sont toujours suivis de l’application, et le plus souventcette application est une découverte ou une observationimportante. Où trouvera-t-on le danger de généraliser tropvite signalé avec autant de grâce et d’esprit que dans levoyage de l’oiseleur? (Galilei , opéré, tom. II, p. 325 et suiv.)Il faudrait reproduire en entier cet ouvrage pour en donnerune idée convenable. Je le répète, la lecture attentive duSaggiatore est la meilleure introduction à l’étude de la philosophie naturelle.