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Cette condamnation, qui révolta tous les es-prits élevés, et dont les conséquences rejaillirentsur tous ceux qui avaient coopéré à la publica-tion de ce Dialogue (i), a fait naître un doutebien grave sur la question de savoir si, pendantle procès, Galilée avait été soumis à la torture.Comme la relation originale de ce procès n’ajamais été publiée, on en est réduit à des con-jectures sur ce point. Il est hors de doute que laprotection du grand-duc et surtout l’amitié de
vement malade à cette époque , et Niccolini craignait de levoir expirer d’un jour à l’autre : cependant on n’hésita pointà le faire paraîtreà soixante-et-dix ans, en chemise, devantce redoutable tribunal que quelques écrivains ont vouluexcuser ! ( Leltere inédite di uomini illustri, tom. II, p. 3oa.—Gamba, sérié, p. 100). On a répété qu’après avoir prononcéson abjuration, Galilée ne put s’empêcher de dire à demi-voix : E pur si muove ! Sans doute ce dut être là sa pensée,mais il n’aurait pu l’exprimer sans s’exposer au plus terriblesupplice : et je doute qu’il ait jamais osé raconter ce qui dutse passer alors dans son esprit.
(i) Nelli, vita, tom. II, p. 534, 535, 54t. — Letterc inéditedi uomini illustri, tom. II, p. 3i2, 3i3. — La sentence del inquisition fut transmise à toutes les cours et publiée pardes mandemens. Ou la promulgua publiquement à Florence dans l’église de Santa C'roce devant les amis et les élèves deGalilée que l’inquisiteur avait convoqués ( Nelli , vita, tom. II,p. 555. — Venturi, memorie, part. II,p. 176).