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Nous dirons même que, d’après les lois du saint-office, dès qu’il y avait doute sur Vintention,il fallait en venir nécessairement à la torture.C’est ce qui résulte de XArsenal sacré de l’in-quisition, qui est le code de procédure de cetribunal de sang ( i). Il est vrai que ni Galilée , nil’ambassadeur Niccolini n’ont jamais dit un motrelatif à la torture. Mais on sait que l’inquisitionimposait le plus profond silence (2) à tous ceux
(0 Nelli cite une édition de cet ouvrage publiée à Rome ,en i63g {Nelli, vila, tom. II, p. 542). Des hommes du plusgrand mérite m’ont assuré avoir vu cette édition , ainsiqu’une réimpression faite à Gênes et à Pérouse en i653. Jfin’ai jamais pu découvrir nulle part en Italie cet ouvrage, dontj’ai trouvé seulement une copie manuscrite à la bibliothèqueMagliabechiana de Florence ( classe XXXI, n° 4). Enfin, jeme suis procuré en Angleterre une édition qui parut à Rome ,en i73o, in-4, avec addition. Le titre, qui est fort long,commence ainsi : Sacro Arsenale ovvcro pralica dclC Uffl-zio délia Santa Inquisizione . C'est un livre aussi rare quecurieux et dont une notice détaillée offrirait beaucoup d’in-térêt. Comment ne pas s’indigner d’une condamnation ren-due contre Galilée sur des matières si sublimes, d’aprèsun code où l’on parle sérieusement des gens « qui tiennentle diable dans des bagues, des miroirs, des médailles oudes carafes? » (Sacro Arsenale, p. 9).
(2) Nelli, vita, tom. II, p. 542-543. — Le manuscrit déjàcité de l’inquisition de Novare nous apprend qu’aux inter-rogatoires on exigeait les sermens les plus solennels de ne ja-