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que Galilée n’avait pas dit la vérité sur ses inten-tions , jugèrent à propos d’en venir au rigoureuxexamen contre lui, et qu’il répondit catholique-ment (i). Or, dans les livres de Droit inquisi-torial celte terrible formule de l’examen rigou-reux est toujours sans exception expliquée parla torture, et il reste encore des procès originauxde l’inquisition dans lesquels les doutes quel’on a sur l’intention de l’accusé s’éclaircissentpar l’examen rigoureux, amènent à des réponsescatholiques, et où tout cela signifie la torture,qui est décrite en détail dans ces actes (2).
(r) Vcnluri, memorie, part. II, p. *73.
(a) Je possède un manuscrit original de l'inquisition deNovarede l’an 1705 ainsi que la correspondance autographede l’inquisiteur de cette ville avec la cour de ltome. Dans unprocès grave que contient ce manuscrit, la procédure et lestermes sont exactement les mêmes que dans le procès deGalilée , et l’accusé subit la torture. Dans les deux sentences,il n’est pas question de torture : on dit seulement que lesaccusés ont répondu catholiquement. On sait que Napoléonvoulait publier le procès original de Galilée ; ce procès a étéégaré et peut-être même caché à la restauration. D’après cèqu’en dit Venluri ( Memorie , part. II, p. *97l> qui en avait étéinformé par Delambre, ce procès avait été mutilé vers la fin,et Venturi croyait que c’était dans la partie qui manquait quedevaient se trouver les réponses catholiques que fit Galilée dans le rigoureux examen.