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« me forcera à quitter la philosophie pour mefaire l’historien de l’inquisition ! On me fait« tout ce mal afin que je devienne l’ignorant« et le niais de l’Italie : il faudra feindre de« l’être. » Mais dans la même lettre, il a soind’ajouter : « Quant à mon affaire, ne m’en de-« mandez pas davantage » (i). L’expression quise trouve dans la sentence est positive : examenrigoureux , signifie torture ; et les circonstancesdans lesquelles cette expression est employée luidonnent encore plus de poids (2). D’ailleurs
(1) Venturi, memorie, part. II, p. 180.— Cette lettre, quiest adressée au pèreRenieri, a été publiée d'abord parTira-boschi (Storia délia lett. ital., vol. XIV, p. 161). Je dois ce-pendant dire ici que mon savant ami, M. Antinori, directeurdu Muséum d’histoire naturelle de Florence , croit que cettelettre n’est pas authentique. M. Antinori est certainementl’homme qui connaît le mieux l’histoire de Galilée , et jen’aurais pas cité celte lettre si j’avais pu parvenir à éclaircirà Rome les doutes qu’il m’avait manifestés à ce sujet, n’ayantpas encore pu faire cette vérification, je ne supprime pas cettecitation. Si je puis obtenir les éclaircissemens que j’ai de-mandés , je reviendrai sur ce point dans les additions et lescorrections qui doivent se trouver à la fin du sixième vo-lume de cet ouvrage.
(2) La hernie dont Galilée commença à souffrir dès cette épo-que, ne diminue pas la probabilité de cette torture. ( Venturi,memorie, part. II, p. 225.— P/clli, vila, torn. Il, p. 5/ t 2-5(j/i.— Targioni. noiizic, tom. I, p. 142).