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Tome quatrième.
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danger, même en France , à prendre !a défensede Galilée , car Richelieu (i) s’était prononcécontre le mouvement de la terre; il alla jusqu’àvouloir le faire proscrire par la Sorbonne, etl’on sait qu’il possédait des moyens infailliblespour réduire au silence ses contradicteurs ; etpourtant Gassendi ne craignit point d’adopter

vent de rabaisser Galilée , dont il était si loin d’avoir l’es-prit philosophique. Descartes semblait ne pas comprendretoute l’importance des découvertes du savant Italien dans lamécanique rationnelle. Pascal lui-même attribua à Galilée des erreurs qu’il n’a jamais commises. Ainsi, pâr exem-ple, c'est dans la préface du Traité de ï équilibre des liqueursde Pascal (Paris , ifi 63 , in-12), que se trouve l’anecdote si ré-pandue de Galilée répondant à un fontainier italien, quel’eau ne s’élevait pas dans les pompes au-delà de dix-huitbrasses, parce que la nature n’a l’horreur du vide que jus-qu’à un certain point, tandis que Galilée a donné de cephénomène une explication qui, à la vérité, n’est pasexacte, mais qui du moins est beaucoup plus philosophique.Dans les Discorsi e dimostrazioni maiematiche (p. 17), Ga-lilée considère une colonne d’eau de dix-huit brasses commeun cylindre solide qui doit se briser lorsque le poids en sur-passe la cohésion. Il n’est pas inutile d’ajouter ici, que lepremier qui ait eu l’idée d’expliquer l’ascension de l’eau dansles pompes par le poids de Pair extérieur, cc fut Baliani,savant génois d’un grand mérite, qui écrivit à ce sujet dif-férentes lettres à Galilée (Venturi , memorie, part. II,p. io5-io6).

(1) Ventvriy memorie, part. II, p. 196.