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les doctrines du grand aveugle de Florence (i).Mersenne traduisit ses écrits et les publia endonnant de justes louanges à l’auteur ( 2 ).Carcavi voulut donner une édition de ses œu-vres (3); Diodati, que l’Italie et la France ré-clament également (4) , ne cessa jamais deprendre publiquement sa défense; le comte deNoailles se chargea de faire imprimer les Dis-cours et démonstrations mathématiques sur deuxnouvelles sciences, ouvrage immortel qui jus-tifie pleinement son titre, car on y trouve
(1) Venturi, mcmoric, part. II, p. i36.
(2) Voyez ci-dessus, p. 184. Mersenne publia aussi plustard un extrait des Discorsi e dimostrazioni matematiche,sous le titre de Nouvelles pensées de Galilée , mathématicien etingénieur du duc de Florence. Paris , i63g, in-8°.
(3) Venturi, memorie, part. II, p. 248 et suiv.— Nelli, vita,loin. II, p. 8»i.
(4) Elie Diodati , avocat au parlement de Paris, apparte-nait à une famille lucquoise : il était lié avec les hommesles plus célèbres de son temps, et fut un des principauxamis de Galilée , qui lui adressa un grand nombre de lettres.Diodati s’occupa conjointement avec Grotius de faire adop-ter par les États-Généraux de Hollande la méthode de Ga-lilée pour la détermination des longitudes. On a confonduquelquefois Élie Diodati avec Jean Diodati , qui publiait àGenève , à la même époque, une traduction italienne de laBible , dont on a beaucoup parlé.